Pascal Faure, (c) RMNAvocat, député et conseiller général des Hautes-Alpes, représentant à la Constituante.
Né à Remollon (Hautes-Alpes) le 3 mars 1798, mort à Paris le 17 juillet 1864.

Pascal Joseph Faure est fils d'avocat. Lui-même étudie le droit à la Faculté de Grenoble, obtient la licence et s'inscrit au barreau de Gap en 1817. Il est à plusieurs reprises bâtonnier de l'ordre. Auteur de stances sur le baptême du duc de Bordeaux en 1820, il se fait pourtant connaître sous la Restauration pour ses idées libérales. Conseiller municipal de Gap à partir de 1826, il salue l'avènement de la monarchie de Juillet et devient commandant de la Garde nationale. En 1831, il est élu député des Hautes-Alpes et fait son entrée au conseil général de son département. Devenu président de ce conseil en 1833, il le reste pratiquement sans interruption jusqu'à sa mort. Il est réélu à la Chambre des députés en 1834 et y demeure jusqu'en 1837 au sein de la gauche dynastique. Élu par son département à la Constituante puis à la Législative, il siège dans les rangs conservateurs de ces deux assemblées après avoir appuyé la candidature de Cavaignac à l'élection présidentielle. Envoyé en mission parlementaire en Afrique pour y étudier les moyens de la colonisation, il reçoit la Légion d'honneur à son retour, en février 1850.
Après le décès prématuré de sa fille Mathilde, en janvier 1850, à l'âge de dix-neuf ans, il continue à entretenir des relations étroites avec son gendre, Denis Gavini, représentant du peuple comme lui et avec le frère de celui-ci, Sampiero. Grâce à ces deux hommes proches des Abbatucci et de Louis-Napoléon Bonaparte, il obtient l'investiture officielle dans l'unique circonscription des Hautes-Alpes lors des élections législatives de 1852 et est élu. Membre de la majorité, il est réélu en 1857 avec le patronage officiel, mais il échoue en 1863 contre un candidat indépendant Maurice Garnier. Durant les deux législatures auxquelles il participe, il est actif et siège dans de nombreuses commissions comme celle du budget de 1852 à 1854 ou celle du contingent en 1863. Il avait été promu officier de la Légion d'honneur en juin 1855.

E. Anceau in Dictionnaire des députés du Second Empire, P.U.R., 1999.

Illustration (c) RMN.