Ferdinand David, (c) RMNMédecin, député des Deux-Sèvres, maire de Niort, conseiller général et président du conseil général des Deux-Sèvres.
Né à Niort (Deux-Sèvres) le 30 mars 1796, mort à Niort le 24 janvier 1879.

Benjamin Ferdinand David est le fils d'un marchand de Niort. Il entre très jeune à l'Ecole de médecine de Rochefort, participe à plusieurs croisières comme aide-major dans la mer des Antilles à la fin de l'Empire puis poursuit ses études à la Faculté de Paris. Il en sort docteur et devient médecin à Bordeaux. Après son mariage avec sa cousine, Léonide Chevallereau, parente de Jacques-René Chevallereau, député de la Vendée au Conseil des Cinq-Cents, il décide de s'installer dans sa ville natale pour y exercer son art. Partisan de Louis-Philippe, il se lance en politique dès l'avènement de la monarchie de Juillet. Conseiller municipal de Niort, il devient presque aussitôt premier adjoint au maire de la ville. Après avoir échoué à la députation en juillet 1831, il est élu en juin 1834. Il siège au centre et vote avec les ministériels. Il démissionne de son mandat municipal pour mieux se consacrer à son travail parlementaire. Battu aux législatives de 1837, il fait son retour à la Chambre des députés en 1842. Entre-temps, il est devenu maire de Niort en 1840. Après avoir voté contre l'indemnité Pritchard, il perd cette fonction, en novembre 1843. David qui siège depuis 1839 au conseil général de son département, préside ce conseil à partir de 1845. En revanche, il perd son siège à la Chambre des députés en 1846. Élu par les Deux-Sèvres à la Législative, il prend place parmi les partisans de Louis-Napoléon Bonaparte et adhère au coup d'Etat du 2 Décembre.
Il bénéficie de l'investiture officielle pour les élections législatives de 1852 dans la première circonscription de son département. Élu très facilement, il est réélu dans les mêmes conditions en 1857, en 1863 et en 1869 et siège pendant tout le régime. Membre de la majorité, il s'en sépare néanmoins pour défendre le pouvoir temporel du Pape et fait partie des "91". Lors de la dernière législature, il adhère au programme du centre droit. S'il s'occupe surtout d'intérêts locaux, il participe à quelques commissions plus importantes, comme celle du contingent en 1867. Président du conseil général et maire de Niort, il renonce à la politique après le 4 Septembre.
Décoré de la Légion d'honneur en 1851, Ferdinand David était officier de cet ordre depuis 1865. Initié à la Franc-maçonnerie en 1842, il appartenait à la loge "les Amis de l'Ordre" de Niort comme son ami et collègue du Corps législatif, Lasnonier. Il avait été député au Suprême Conseil en septembre 1854. Il a laissé trois enfants dont Edmond, ancien membre du Conseil d'Etat.

E. Anceau in Dictionnaire des députés du Second Empire, P.U.R., 1999.

Iconographie : (c) Réunion des Musées Nationaux.