berryer.jpg Avocat, député, académicien.
Né à Paris le 4 janvier 1790, mort à Augerville-la-Rivière (Loiret) le 29 novembre 1868.

Bonapartiste, rallié aux Bourbons en 1814, Pierre-Antoine Berryer est élu député de la Haute-Loire en janvier 1830, condamne "l'adresse des 221" et défend les droits du duc de Bordeaux après les "Trois-Glorieuses". Il est à nouveau député, des Bouches-du-Rhône, en 1834, et siège jusqu'à la chute de la monarchie de Juillet. En 1840, il assure la défense du prince Louis-Napoléon Bonaparte devant la Chambre des pairs. Les Bouches-du-Rhône l'envoient à la Constituante en 1848 et à la Législative en 1849. Il y travaille à la "fusion" monarchique. Il est une des animateurs de la résistance parlementaire au coup d'État et sera conduit à la caserne d'Orsay puis au fort de Vincennes dont il est rapidement libéré. Il se consacre dés lors au prétoire. Il est élu à l'Académie française en 1852 mais refuse de siéger jusqu'en 1855, date à laquelle il est exempté de la présentation au chef de l'État. Il se présente aux élections de 1863 et est élu comme opposant monarchiste dans la première circonscription des Bouches-du-Rhône, n'hésitant pas à s'associer aux républicains. Il prend du recul à l'automne 1868 pour cause de maladie.

Source : E. Anceau, Dictionnaire des Députés du Second Empire. P.U.R., 1999.

Photo : collection Paul Frecker.