andrieu.jpgContrôleur des contributions, juge de paix, maire de Maringues, conseiller général et député du Puy-de-Dôme.
Né à Maringues (Puy-de-Dôme) le 22 juin 1813, mort à Paris le 22 janvier 1887.

Mathias Maurice, dit Mathieu Maurice appartient à la bourgeoisie auvergnate aussi bien par son père, François, premier adjoint au maire de Maringues sous l'Empire que par sa mère, née Anne Marie Élisa Baudet-Lafarge. L'oncle de son père, Pierre Andrieu, a été un proche du duc d'Orléans et a siégé aux Etats généraux et son grand-père maternel, Mathieu Jean Baudet-Lafarge, a été député aux Cinq-Cents puis sous la monarchie de Juillet. Contrôleur des contributions et juge de paix de son canton, Maurice Andrieu devient maire de Maringues en 1849 après avoir été longtemps conseiller municipal. Il occupe cette fonction jusqu'en 1866.
Après le coup d'Etat du 2 Décembre, il quitte le conseil d'arrondissement de Thiers pour entrer au conseil général où il siège pendant tout le régime. Il est nommé secrétaire de cette assemblée en 1860. Partisan déclaré de l'Empereur, ce dernier le décore personnellement de la Légion d'honneur lors de sa venue dans le Puy-de-Dôme, en juillet 1862.
Retenu par le gouvernement comme candidat officiel dans la cinquième circonscription du Puy-de-Dôme, en 1863, il l'emporte sur de Barante et sur son oncle maternel, Jacques Antoine Baudet-Lafarge, ancien sous-préfet d'Ambert sous la monarchie de Juillet et ancien représentant à la Constituante. Au Corps législatif, il siège dans la majorité sans se faire remarquer. Le gouvernement lui maintient sa confiance en 1869 mais cette fois Andrieu est battu par de Barante. Il se retire alors de la politique. Il s'éteint sans laisser de postérité de son mariage avec Élisa Anne Ramier.

E. Anceau, Dictionnaire des Députés du Second Empire. P.U.R. 1999.

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