ayme.jpgAvocat, magistrat, conseiller général et député des Vosges, président du conseil général. Né à Médonville (Vosges) le 14 juin 1806, mort à Médonville le 9 avril 1887.

Jules Gabriel Aymé appartient à une famille lorraine anoblie en 1651. Il est le fils du maire de Médonville et plus gros propriétaire de cette petite localité de l'arrondissement de Neufchâteau. Après des études de droit à Paris, il s'inscrit au barreau de Neufchâteau peu après la révolution de 1830. Suite à son mariage en 1832 avec Marguerite Barbier, fille d'un négociant de Lunéville, il s'installe dans cette ville et y devient premier adjoint au maire. Juge au tribunal civil de Neufchâteau en 1840, il est nommé substitut du procureur du roi en janvier 1843 et, deux mois plus tard, juge d'instruction. Parallèlement, il siège au conseil d'arrondissement de Neufchâteau puis au conseil général des Vosges à partir de la Deuxième République.
Élu aux législatives de 1852 comme candidat officiel dans la deuxième circonscription de son département, il est réélu en 1857 et en 1863. Président du conseil général et maire de Neufchâteau pendant tout l'Empire, il préside le comice agricole local et organise au chef-lieu de l'arrondissement une société de secours mutuels en faveur des ouvriers de toutes les professions dont Napoléon III lui confie la direction. Chevalier de la Légion d'honneur en 1853, il est promu officier en 1859. Au Corps législatif, Aymé de la Herlière intervient beaucoup sur les questions budgétaires et judiciaires et participe à de nombreuses commissions dont celle du contingent en 1869. Alors qu'il a toujours fidèlement voté avec la majorité et qu'il est décidé à se représenter aux élections générales qui ont lieu cette année-là, il est pourtant abandonné à son sort par le gouvernement. Il finit par se retirer avant le second tour.
Il décède après avoir connu deux nouveaux échecs législatifs comme candidat conservateur dans l'arrondissement de Neufchâteau (1876 et 1877). Son fils Alfred, sous-préfet de Mamers en 1866 puis de Commercy en 1870, mourut de la typhoïde lors de la guerre contre la Prusse en soignant des malades.

E. Anceau, Dictionnaire des Députés du Second Empire. P.U.R., 1999.

Bibliographie :
Baron de Dumast, "Généalogie (1600-1932) et lettres de noblesse (1651) de la famille Aymé", Revue historique de la Lorraine, 1932, pp.147-159.

Photo (c) RMN.