balaypere.jpgCommerçant et industriel, député de la Loire.
Né à Saint-Etienne (Loire), le 3 mai 1795, mort à Paris le 30 novembre 1862.

D'une ancienne famille de la bourgeoisie stéphanoise, Jean Jules Balaÿ de la Bertrandière est le fils d'un fabricant de soieries et le petit-fils d'un banquier. A quinze ans il est envoyé en apprentissage dans un comptoir créé par son père à Leipzig. Il y demeure finalement vingt-deux ans avant de liquider lui-même ce comptoir en 1832. A cette époque, son frère David vient de mourir et il rentre en France pour prendre sa succession à la tête d'une fabrique de soieries et de rubans à Saint-Etienne et d'une banque à Lyon. Porteur d'un nom connu, il ne tarde pas à se faire un prénom. Il crée et perfectionne la soie grège et devient un membre actif de la Chambre de commerce de Saint-Etienne. Sa notoriété dépasse même les limites de sa région. Ses produits sont plusieurs fois médaillés, en particulier à l'Exposition universelle de Londres de 1851. Il remet en exploitation les houillères de Montdragon.
Ce sont les élections générales de 1852 et la volonté du gouvernement de faire appel à des hommes neufs issus du monde industriel qui lui donnent l'occasion d'entrer en politique. Il est élu dans la troisième circonscription de la Loire puis réélu en 1857, cette fois dans la première circonscription départementale. S'il participe très peu aux grands débats, il se montre très actif au sein des commissions d'intérêt local et vote fidèlement avec la majorité. Il en est récompensé par un ruban de chevalier de la Légion d'honneur. Il meurt d'une attaque d'apoplexie foudroyante.
Il était marié à Valérie Thiollière, fille du maire de Montaud. Sa fille, Antonie, épousa son neveu et successeur au Corps législatif, Francisque Balay.

E. Anceau, Dictionnaire des Députés du Second Empire. P.U.R, 1999.

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