andre.jpgNotaire, conseiller général puis président du conseil général de la Charente, député, maire d'Aigre, sénateur.
Né à Aigre (Charente), le 17 octobre 1805, mort à Paris, le 28 novembre 1878.

Jean François, dit Gustave, André exerce la profession de notaire dans sa ville natale comme l'a fait son père avant lui. Conseiller d'arrondissement à partir de 1845, il est élu conseiller général après février 1848 puis représentant de la Charente à la Législative l'année suivante. Il y appuie constamment l'Elysée.
Il est appelé, au lendemain du coup d'Etat, au sein de la Commission consultative avant de devenir en 1852 le candidat du gouvernement dans la troisième circonscription de son département. Élu, il siège au Corps législatif pendant tout le régime étant successivement réélu en 1857, en 1863 et en 1869. Il participe à de nombreuses commissions (celles du budget en 1857, en 1859 et en 1870, celles de l'adresse en 1863, en 1865 et en 1866,...) et intervient fréquemment en séance. Il figure parmi les partisans les plus zélés du régime et le scrutin de juin 1861 où il est le seul à s'opposer à plusieurs lignes de chemin de fer est isolé dans sa carrière. Il en est récompensé par une nomination dans l'ordre de la Légion d'honneur, rapidement suivie par deux promotions jusqu'au grade de commandeur. Il est aussi nommé officier de l'Instruction publique en tant que membre du conseil départemental de l'Instruction publique. Parallèlement, il devient vice-président du conseil général de la Charente puis président de 1854 à 1870 tout en étant maire de sa localité. En 1870, il est même question qu'il devienne sénateur.
Si sa carrière connaît une brève éclipse après le 4 Septembre et qu'il ne se présente pas aux élections à l'Assemblée nationale de février 1871, il est élu par son département à cette même assemblée lors d'une complémentaire en juillet. Il vote avec les autres bonapartistes et préside quelque temps l'Appel au Peuple. Il retrouve également sa place au conseil général. En 1876, il entre au Sénat et y siège jusqu'à sa mort.
En 1850, il avait épousé Marguerite Célestine Juliette Gauthier, fille d'un médecin charentais. Son beau-frère Louis Gauthier suit le premier sa trace en devenant député bonapartiste de la Charente dès 1876 puis c'est au tour de son fils Jules, de son gendre Louis Arnous et de son neveu François René Gauthier.

E. Anceau, Dictionnaire des Députés du Second Empire. P.U.R., 1999.

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