La presse sous le second Empire, caricature

Sous l’Ancien Régime, toute publication a besoin d’une « permission », délivrée par l’un des censeurs royaux avant impression. Mais comme les livres refusés – parce que trop irrévérencieux envers la monarchie ou envers l’Eglise – sont publiés sans trop de difficultés à Genève, Londres ou Amsterdam, les libraires français perdent autant d’affaires. Ce qui conduit Malesherbes, directeur de la Librairie à l’époque de l’Encyclopédie, à généraliser la pratique des « permissions tacites », sortes d’autorisations officieuses accordées sous le manteau. On tolère – et contrôle tant bien que mal – ce qu’il est politiquement impossible et économiquement désastreux d’interdire. Comme d’autres institutions de l’Ancien Régime, la censure préalable est abolie par la Révolution. La déclaration des Droits de l’Homme de 1789 stipule : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf répondre de l’abus de cette liberté dans les cas prévus par la loi. » La censure préalable est donc remplacée par une censure a posteriori.
Le premier Empire rétablit la censure préalable pour la presse dès 1803 et pour les livres dès 1810. La Restauration hésite entre l’abolition et le maintien. Et les ordonnances sur la presse, on le sait, déclenchent la Révolution de Juillet. Pour le théâtre, les différents régimes du XIXe siècle maintiennent la censure préalable, ainsi que pour les dessins, gravures et lithographies. Le monde du spectacle et celui de l’image sont ainsi soumis à un régime particulier dont nous observons les survivances jusqu’à aujourd’hui dans le domaine du cinéma et de la télévision.
Le XIXe siècle est, par excellence, le siècle de la presse. Il suffit, pour s’en convaincre, de relire Balzac, sa Monographie de la presse parisienne (1842), ou Barbey d’Aurevilly, qui écrit en 1865 : « Plus fort en gueule que tous les autres siècles qui l’ont précédé, c’est l’industrieux ou industriel XIXe siècle qui a forcé les choses les plus muettes à crier, en leur appliquant les mille ventouses de ses journaux et les mille appareils de ses réclames. » La presse est devenue, depuis la Révolution, un des leviers de la vie politique. De 1830 à 1870, trois régimes sont tombés sous ses coups de boutoir. D’où la méfiance à son égard, particulièrement forte sous le second Empire.
La constitution de 1852 ne parle pas de la presse ; c’est par décret que Napoléon III entend la contrôler. « Elle est aujourd’hui entre les mains de l’autorité centrale à peu près comme Gulliver était entre les mains du géant qui l’avait ramassé dans les blés », écrit un journaliste de l’opposition, Prévost-Paradol. Les décrets des 17 et 23 février 1852 sont ingénieux et simples : aucun journal ne peut être fondé sans autorisation expresse du gouvernement (autorisation renouvelable à l’occasion de tout changement, de rédacteur en chef, par exemple, ou de gérant) ; tout quotidien paie un cautionnement (seuls y échappent les journaux ou revues littéraires, scientifiques, artistiques) ; un droit de timbre de six centimes par numéro est exigé.
Les délits de presse relèvent des tribunaux correctionnels ; le montant des amendes doit être réglé dans les trois jours ; deux condamnations en moins de deux ans entraînent la suppression du journal. L’arme la plus insidieuse est l’avertissement : deux avertissements signifient la suspension du journal pour un temps (donc une diminution du tirage). En cas de récidive, le journal disparaît. Résultat : sur plus de 500 journaux desservant Paris, 40 seulement traitent de politique.
A Paris, la surveillance des journaux relève du ministère de la Police, où règne le « directeur général de l’Imprimerie, de la Librairie et de la Presse ». En province, cette tâche incombe aux préfets. Quant aux motifs d’avertissement, ils sont des plus variables. « Il s’était établi, dit Prévost-Paradol, une vaste et élastique série de questions indiscutables, depuis l’appréciation des évènements de l’histoire du premier Empire jusqu’à la discussion des qualités d’un certain engrais recommandé par l’administration. »
Malgré cette surveillance policière, la presse connaît un essor considérable. En 1852, on compte à Paris 14 quotidiens politiques (totalisant quelque 200 000 abonnés). La plupart d’entre eux sont financés par le régime, à commencer par Le Moniteur, journal officiel de l’Empire. Gouvernemental depuis 1789, tout en restant propriété des Pandoucke, il dispose des communications officielles, ainsi que de collaborations littéraires de prestige : Gautier, Sainte-Beuve, Mérimée.
Egalement soutenus par le gouvernement, Le Constitutionnel du Dr Véron et Le Pays du vicomte de La Guéronnière, qui se font volontiers servils à l’égard de Napoléon III. Les deux titres sont d’ailleurs rachetés par Jules-Isaac Mirès, un des grands financiers du second Empire. Il acquiert et revend tour à tour des concessions de chemins de fer, en France, en Italie et en Espagne, des hauts-fourneaux, des terrains à Marseille, des immeubles à Paris. En 1860, son groupe, comme on dirait aujourd’hui, pèse quelque trois cent cinquante millions de francs de l’époque. Inutile de dire que les journaux qu’il achète parmi d’autres entreprises industrielles sont tenus de soutenir sa politique financière.
C’est du côté de la « petite presse », c’est-à-dire des feuilles non « cautionnées », que l’on trouve un peu plus d’esprit critique et parfois même de l’irrévérence. Ainsi, Le Figaro de Villemessant, du moins au début de sa carrière, joue habilement les impertinents. Ce qui lui vaut toute une série d’avertissements qui, pourtant, ne conduisent jamais à une suspension. Digne pendant du Figaro, La Vie parisienne est fondée en 1862 par le caricaturiste Louis Marcelin, « un beau jeune homme, au gilet en cœur, à la chemise en échelle, au revers d’habit noir en velours, décoré d’un camélia blanc à la boutonnière et sentant des odeurs qui puent, mélange bâtard d’un jeune député de Louis-Philippe et d’un sénateur de Napoléon III » (selon les Goncourt dans leur Journal, 11 février 1868). La Vie parisienne fait sa pâture de l’actualité mondaine, transcrite dans les dessins de Robida, Montant, Morin et Cham, et dans les échos et les contes de Gustave Droz, Edmond About, Ernest Feydeau.
La meilleure manière d’éviter la censure est de faire un journal sans aucune couleur politique, exclusivement axé sur le fait divers, s’adressant au plus grand nombre. C’est ce que fit Moïse Millaud en fondant en 1863, Le Petit Journal. « Il faut avoir le courage d’être bête », dit Millaud à son rival Villemessant. Ce courage, il le partage avec Léo Lespès, le célèbre Timothée Trimm, qui remplit imperturbablement trois colonnes par jour. Il y traite indistinctement la chronique des tribunaux, la pêche à la baleine, les mille-pattes, les robes de l’Impératrice, les éclipses, le suicide, le marché aux fleurs, le phénol sodique, les chanteurs d’opéra. Tiré à 30 000 exemplaires au départ, le tirage du Petit Journal dépasse les 300 000 trois années plus tard. Le journal est devenu une marchandise.
Comme Vallès ne peut ni ne veut faire taire ses opinions républicaines, il fonde, en 1867, un hebdomadaire littéraire, La Rue : Nous sonnerons l’attaque et nous donnerons l’assaut contre toutes les forteresses, instituts, académies, du haut desquels on fusille quiconque veut avoir l’esprit libre. » Le premier numéro (1er juin 1867) se vend très vite, mais on interdit la vente sur la voie publique. Le numéro 27 est saisi pour un article célèbre de Vallès, « Cochons vendus », dans lequel l’auteur stigmatise les enrôlements forcés. Le propriétaire-gérant est condamné à la prison.
Le 18 janvier 1868 doit paraître le numéro 34, consacré à Proudhon, avec un dessin de Courbet. Le visa du ministère de l’Intérieur étant refusé, aucun imprimeur n’ose tirer le numéro qui n’existe qu’en quelques rares exemplaires. Et le journal cesse de paraître. « En supprimant La Rue, écrit Vallès dans le dernier numéro, on ne m’ôte pas le droit d’écrire ailleurs, et nul ne peut me condamner au silence. On ne peut pas empêcher non plus ceux qui ont bataillé à nos côtés de me suivre et parce que nos mains resteront serrées, le glaive de la loi ne va pas, comme un couteau de boucher, les couper. » Par conséquent, Vallès, en 1869, fonde un autre journal, Le Réfractaire, qui ne connaît malheureusement que trois numéros.
La Rue n’est pas le seul journal à avoir porté de sérieux coups à la légitimité du second Empire. La Lanterne, de Rochefort, lui emboîte le pas, en 1868 ; mais à partir du onzième numéro, la rédaction est obligée de s’installer à Bruxelles. Les exemplaires passent la douane sous divers déguisements, parois camouflés dans des bustes de l’Empereur.
C’est à Paris, cependant, que paraît en 1869 Le Rappel, publication des journalistes proscrits et qui totalisent 250 années de prison. Victor Hugo donne son patronage. Interdit pendant les élections, Le Rappel succombe à une série de procès intentés à ses rédacteurs : Arnould, Lockroy, Vaquerie. Plus l’Empire se fait libéral, plus les attaques contre un régime honni par un nombre grandissant d’écrivains et d’artistes deviennent violentes. Ils ont hâte d’en finir avec le césarisme, et réservent un retour triomphal à Victor Hugo qui, malgré la loi d’amnistie lui permettant de rentrer dès 1856, a persévéré dans son opposition à « Napoléon le Petit » en préférant l’exil.

Plus connus que les procès de presse sont les procès intentés à quelques écrivains sous le second Empire. Parmi eux : les Goncourt, Xavier de Montépin, Flaubert, Baudelaire, Eugène Sue, Catulle Mendès, Verlain et d’autres. La législation qui a permis de traîner ces auteurs sur les bancs de la Correctionnelle date de la Restauration. Ce sont les lois dites de Serre (d’après le ministre de la Justice de l’époque) édictées en 1819 qui stipulent : « Tout outrage à la morale publique et religieuse, ou aux bonnes mœurs (…) sera puni d’un emprisonnement d’un mois à un an, et d’une amende de seize francs à cinq cents francs » (loi du 17 mai 1819, article 8). Et : « Tout arrêt de condamnation contre les auteurs ou complices des crimes et délits commis par voie de publication ordonnera la suppression de la destruction des objets saisis, ou de tous ceux qui pourront l’être ultérieurement, en tout ou partie, suivant qu’il y aura lieu » (article 26). Cette législation traverse tout le siècle et n’est abrogée que par la loi du 29 juillet 1881, dite « sur la liberté de la presse » (laquelle maintient cependant le « délit d’outrage aux bonnes mœurs » qui se retrouve jusque dans le Code pénal actuel).
La philosophie qui inspire ces conceptions est celle qui domine tout le XIXe siècle : l’idéalisme néo-platonicien de Victor Cousin. Dans Du Vrai, du Beau et du Bien, publié en 1818 et qui, jusqu’en 1872, connaît dix-sept éditions, Cousin écrit : « Le vrai, le beau et le bien ne sont pas trois essences distinctes : c’est une seule et même essence considérée dans ses attributs fondamentaux. Notre esprit les distingue parce qu’il ne peut rien comprendre que par division ; mais dans l’être où ils résident, ils sont indivisiblement unis ; et cet être à la fois triple et un, qui résume en soi la parfaite beauté, la parfaite vérité et le bien suprême n’est autre chose que Dieu. » Par conséquent, l’art est essentiellement moral et religieux ; à moins de manquer à tous ses devoirs, il exprime la beauté éternelle.
A l’époque de Serre, déjà, ce fondement religieux fait problème. Diderot et Rousseau n’ont-ils pas posé le problème d’une morale laïque ? Et le présentateur de la loi devant la Chambre des pairs, en parlant des objets que la loi doit protéger, est embarassé et les définit comme « objets respectables uniquement parce qu’ils sont respectés. » La tradition est ainsi appelée au secours de la religion à laquelle les encyclopédistes ont porté de sérieux coups, et que Renan doit définitivement ruiner en affirmant dans La Vie de Jésus (1863), un des best-sellers de la second moitié du siècle, que Jésus était, simplement, « un homme incomparable ». Ce livre est sorti d’un cours professé au Collège de France en 1862, un cours très vite suspendu sur ordre de Napoléon III. Renan ne retrouve sa chaire qu’après la chute de l’Empire. Une légitimité discutable, des fondements moraux incertains rendent le second Empire particulièrement sourcilleux à l’égard des écrivains qui jouent les trouble-fête, contestent la main-mise de l’Etat et de l’Eglise sur les esprits et n’entonnent pas les obligatoires hymnes au Progrès.
Ainsi les Goncourt ont maille à partir avec la justice pour un article inséré dans un quotidien littéraire, Paris, que le gouvernement suspecte d’être une suite du journal satirique Le Corsaire (auquel Daumier a régulièrement donné ses caricatures). Le 15 décembre 1852, cinq jours après le plébiscite ratifiant l’Empire, Paris débute par un article à la manière de Sterne : « Du n°43 de la rue Saint-Georges (où habitent les auteurs) au n°1 de la rue Lafayette (où se trouvent les bureaux du journal). » Il y est, entre autres, question d’un nu de Diaz, décrit au travers d’un quatrain de Tahureau :

« Croisant ses beaux membres nus
Sur son Adonis qu’elle baise,
Et lui pressant le doux flanc,
Son cou douilletement blanc
Mordille de trop grand aise. »

Le tableau avait été offert à Rachel, qui ne le trouvait pas assez « gazé ». Commentaires moqueurs des Goncourt : « Elle refuse un tableau libre, mais elle a de l’amour pour les réalités. » Or Rachel est la maîtresse du prince Napoléon…
Poursuivis pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs, les Goncourt sont acquittés, mais « blâmés » par la 6e chambre correctionnelle. Ce que les juges n’ont pas remarqué, c’est que les vers de Tahureau figuraient déjà dans le Tableau de la poésie française au XVIe siècle de Sainte-Beuve. En fait, ils ne fournissent que le prétexte pour adresser un avertissement à un petit journal dont l’esprit libre dérange le gouvernement. Les Goncourt gardent de cet épisode une crainte durable de la justice et une aversion définitive contre un régime dont ils ne cessent de dénoncer l’hypocrisie. Au sujet de la 6e chambre, ils notent dans leur Journal : « Sa complaisance lui a valu l’honneur de la spécialité des procès de presse et des condamnations politiques » (20 février 1853).
Trois ans plus tard, c’est au tour de Xavier de Montépin, avec Les Filles de plâtre, de retenir l’attention des censeurs. Premier d’une série de romans à succès, il juxtapose les récits autobiographiques de trois théâtreuses qui ont fait carrière grâce à leurs charmes. L’une d’entre elles est lesbienne et, de surcroît, la maîtresse d’un ministre. Aux critiques qui lui reprochent ses tableaux licencieux, Montépin répond : « Nier la fatale influence de la courtisane sur la société de notre époque est une chose insensée et absurde. » Et : « Ce sont les mères qui vendent leurs filles qu’il faudrait brûler vives, et non pas les livres qui mettent au jour et qui flétrissent de praeilles infâmies. »
Les passages incriminés par la justice sont nombreux. En voici quelques exemples : « Il y avait autour de la nouvelle visiteuse comme une atmosphère de fièvre et de désirs – involontairement, en la regardant, on pensait à Messaline (la bacchante couronnée) la courtisane lascive, épuisée d’amour, haletante de désirs inassouvis : lassata, sed non satiata. » Ou encore : « Ce matin – poursuivit l’actrice – après m’être sacrifiée cette nuit, pour l’amour de toi, autant qu’il l’a voulu, ce qui n’est pas beaucoup dire -, j’ai expédié mon ministre au comité. » Phrases qui nous paraissent bien anodines aujourd’hui mais qui valent à l’auteur trois mois de prison et 500 francs d’amende, et 500 francs d’amende encore à l’imprimeur et à l’éditeur. La destruction de l’ouvrage y est ordonnée. Certains des passages incriminés ne sont pas sans analogie avec ceux que la justice va relever dans Madame Bovary, et dans Les Fleurs du mal.
« Je vous annonce, écrit Flaubert à un ami le 23 janvier 1857, que demain j’honore de ma présence le banc des escrocs, 6e chambre de police correctionnelle, 10 heures du matin. Les dames sont admises, une tenue décente et de bon goût est de rigueur. Je ne compte sur aucune justice. Je serai condamné et au maximum peut-être : douce récompense de mes travaux, noble encouragement donné à la littérature. » Il ne sera pas condamné, mais acquitté. Acquittement assorti d’un « blâme sévère » ; et les attendus du jugement étant d’une longueur inattendue… La Justice, au nom de la Morale, prétend donner des règles à la Littérature : « La mission de la littérature doit être d’orner et de recréer l’esprit en élevant l’intelligence et en épurant les mœurs plus encore que d’imprimer le dégoût du vice en offrant le tableau des désordres qui peuvent exister dans la société. »
Avant de paraître en volumes, Madame Bovary a paru dans La Revue de Paris. Flaubert a consenti à des coupures ; il a notamment accepté la suppression de la scène du fiacre, cette « odyssée d’un tête-à-tête avec stores baissés ». Maxime Du Camp avait insisté : « Ta scène du fiacre est impossible (…) pour la police correctionnelle qui la condamnerait nette. »
Ce ne fut pas suffisant. D’autres passages retiennent l’attention des censeurs. Ainsi celui où Emma est pressée de se donner à son amant : « Elle se déshabillait brutalement, arrachant le lacet mince de son corset ». Ou celui où elle dit sa déception : « Elle retrouvait dans l’adultère toutes les platitudes des mariages. »
Pierre-Ernest Pinard, jeune substitut de 34 ans chargé de requérir contre Flaubert, rédige aussi l’acte d’accusation contre Les Fleurs du mal. Il obtient la condamnation de six pièces pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs. L’outrage à la morale religieuse qui vise Le Reniement de saint Pierre, Abel et Caïn, Les Litanies de Satan et Le Vin de l’assassin n’est pas retenu par le tribunal. Mais Les Bijoux, Le Léthé, A celle qui est trop gaie, Lesbos, Les Femmes damnées et Les Métamorphoses du vampire sont condamnés, car – estiment les juges – ces pièces « conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur ».
Réalisme, au milieu du siècle, est synonyme d’immoralité. Le reproche ne frappe pas seulement la littérature, mais aussi les tableaux, de Courbet par exemple. Baudelaire doit donc retrancher de son recueil les six pièces condamnées. La deuxième édition (1861), augmentée de trente-cinq poèmes nouveaux, ne les contient pas. Réimprimées en Belgique, dans le recueil des Epaves, elles bénéficient d’un jugement révisé… en 1949.

Article de Robert Kopp publié dans le numéro spécial 37 de la revue Historia.

Robert Kopp, professeur de littérature française moderne à l’université de Bâle, a publié de nombreuses études sur Balzac, Baudelaire, les Goncourt.