Gressier_Franck.jpgMinistre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics le 17 décembre 1868, ministre des Travaux publics le 17 juillet 1869.
Né le 21 décembre 1813 à Corbie (Somme), mort le 1er novembre 1892 à Corbie.

Edmond Valéry Gressier est le petit-fils d'un ancien vice-président du tribunal d'Amiens qui a eu le courage de signer une protestation contre l'arrestation de Louis XVI en 1791 et le fils d'un riche propriétaire, adjoint au maire de Corbie et futur maire de la ville. Après avoir été l'élève du lycée d'Amiens, il fait l'Ecole Polytechnique puis entreprend des études de droit qui l'amènent jusqu'à la licence. Inscrit au barreau de Paris, il se spécialise rapidement dans les questions économiques et financières. Il devient l'avocat du ministère des Finances. Il épouse en 1847 la fille de Louis Adolphe Chaix d'Est-Ange, avocat et ancien député, vice-président du Conseil d'Etat et sénateur sous le second Empire. Par ce mariage, il devient le beau-frère de Gustave Chaix d'Est-Ange, futur avocat de la Maison de l'Empereur et député du second Empire. A partir de l'année suivante, l'administration des Domaines et la Ville de Paris lui confient leurs affaires. En 1855, il est nommé juge au tribunal de première instance de Troyes. Il entre en mai 1861 au conseil général de la Somme, en devient le secrétaire en 1863 puis le vice-président et enfin le président à la fin de l'Empire.
Candidat officiel aux élections législatives de 1863 dans la cinquième circonscription de la Somme, il l'emporte sur un candidat indépendant, le comte d'Hésecques. Membre de la majorité, il participe à de nombreuses commissions comme celle de l'adresse en 1865 et en 1866. En 1867, il est élu secrétaire de la commission sur l'armée et la garde nationale mobile, en 1868, secrétaire de la commission du budget et rapporteur d'un emprunt dans le cadre de cette commission, etc. Il est nommé ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics le 17 décembre 1868 et joue un rôle déterminant dans la réforme des fermes-écoles. Il conserve le portefeuille des Travaux publics dans le remaniement de juillet 1869 puis passe au Sénat le 28 décembre 1869.
Après le 4 Septembre, il abandonne la politique et reprend sa place au barreau. Il s'éteint à Corbie alors qu'il est commandeur de la Légion d'honneur et officier de l'Instruction publique. Il était le cousin d'Alexandre Pinart.

Eric Anceau, Dictionnaire des députés du second Empire, P.U.R., 1999.