Ministre de l'Instruction publique et des cultes du 31 octobre 1849 au 24 janvier 1851. Ministre présidant le Conseil d'Etat du 2 janvier au 9 août 1870.
Né à Aurillac (Cantal) le 13 avril 1815, mort en 1893.

Fils d'un député de la droite dynastique, Marie Louis Pierre Félix Esquirou de Parieu est d'abord avocat et originaire d'Auvergne, comme il se doit - dès le second Empire les politiques seront bien souvent natifs des montagnes du centre de la France. Pour parfaire l'ensemble, il épouse une descendante de Pascal. "Le citoyen Parieu", ironise le Moniteur, se montre adversaire de l'élection présidentielle au suffrage universel, et préconise plutôt le système américain. Appelé au ministère de toutes les passions en remplacement de Falloux, sa tâche principale est de faire voter - le 15 mars 1850 - puis exécuter la loi qu'avait préparée ce dernier et qui, en réorganisant complètement la hiérarchie universitaire, plaçait, en fait, les académies départementales sous l'égide du clergé. Il servira donc les intérêts des catholiques en prenant des mesures musclées à l'encontre des instituteurs en majorité socialistes, ce qui causera de vifs remous dans le milieu enseignant. Plus tard, il se rallia au coup d'Etat du Prince-président, et entrera au ministère où ses attributions, pour le moins imprécises, expliquent l'obscurité de son action. Rouher, consulté sur ses aptitudes ministérielles, aurait répondu : "N'a, à aucun degré, aucune des qualités voulues pour ces fonctions."

F. Choisel in Le dictionnaire des ministres, Perrin, 1990, dir. B. Yvert.