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Ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics du 23 juin 1863 au 20 janvier 1867.
Né à Paris le 15 janvier 1809, mort à Paris le 2 mars 1891.

Après des études de droit, Armand Béhic entra dans l'administration des Finances à la fin de la Restauration, en gravit les échelons sous la monarchie de Juillet (il devint inspecteur des Finances, puis directeur de la comptabilité au ministère de la Marine) et fut élu au Conseil d'Etat sous la IInde République.
Entré dans les affaires sous le second Empire, il devint directeur des Forges de Vierzon, puis des Messageries Impériales (futures Messageries Maritimes). Il était lié au groupe Talabot-Rothschild.
Remarqué par Napoléon III lors d'un voyage que celui-ci fit à Marseille, il fut nommé ministre des Travaux publics en remplacement de Rouher, malgré une réputation - probablement excessive - d'orléanisme (il avait été député du Nord en 1846, siégeant au centre droit). De tempérament saint-simonien, homme de valeur connaissant les questions économiques qu'il avait à diriger, il accomplit sa tâche avec compétence et efficacité. Mais, adepte de la politique des dépenses productives, il se heurta en cela, au sein du gouvernement, à Fould et aux partisans d'une politique financière plus prudente. Ainsi ne put-il, comme il l'aurait souhaité, lancer un "emprunt de la paix" destiné à financer de grands travaux et à appliquer le programme économique de 1860.
A son départ du ministère, il fut nommé sénateur et reprit la direction des Messageries Impériales. Après l'Empire, il réussit à se faire élire sénateur de la Gironde (1876-1879), et siégea dans les rangs bonapartistes.

Francis Choisel in Le Dictionnaire des Ministres, Perrin, 1990, dir. B. Yvert.