La France de Napoléon III

31 octobre 1849 : Louis-Napoléon Bonaparte récuse la cohabitation

Il n’y a pas si longtemps, on disait que pour certains Français l’Histoire de France commençait à la Révolution et que pour d’autres au contraire, elle s’arrêtait en 1789. Aujourd’hui, à écouter les débats politiques, à lire la presse, à entendre

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« Vous voulez faire de la France une vaste caserne »

3 juillet 1866. Après quelques semaines de guerre, alors qu'on s'attendait à une lutte longue et indécise entre les deux pays en conflit à propos de l’unité allemande, la Prusse obtient à Sadowa une victoire décisive sur l'Autriche. C'est pour

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Le soubresaut répressif de 1858

Le 14 janvier 1858, à l’entrée de l’Opéra, trois bombes sont lancées à l’arrivée de la voiture impériale. L’Empereur et l’Impératrice sont indemnes mais, autour d’eux, 156 personnes sont atteintes, dont 12 meurent dans la nuit. Parmi les victimes, figurent 21 femmes et 11 enfants.

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La presse française face aux réformes de 1860

L’une des originalités de l’histoire constitutionnelle du Second Empire est son évolution qui, au lieu d’amener le souverain à renforcer toujours plus sa puissance comme le font habituellement les dictatures, aboutit à un régime parlementaire. Dans

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L'attentat d'Orsini | Commentaires : 1

2008 n'est pas uniquement l'année du bicentenaire de la naissance de Napoléon III ; c'est également le cent-cinquantième anniversaire de l'attentat d'Orsini, prélude à l'engagement de l'Empereur en faveur de l'Italie.
En souvenir de cet évènement tragique, je vous livre le récit, délicieusement désuet, du comte Fleury et de Louis Sonolet, publié dans le numéro 134 de janvier 1958 de la revue Historia.

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Napoléon III : un visionnaire pour l’Algérie | Commentaires : 6

Rapprocher au maximum Européens et musulmans, associer ces derniers à la gestion de leur pays, leur ouvrir la nationalité française : telles sont les clés de la politique dite du « royaume arabe » impulsée par Napoléon III. Une magistrale leçon de réalisme politique… administrée trop tôt.

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La révolution haussmannienne : une ville pour les riches ? | Commentaires : 5

Tour à tour louée et décriée, l’haussmannisation est à la fois symbole de modernité et image d’un second Empire affairiste et corrompu. Surtout, elle aurait chassé les classes populaires de la capitale. Dans un sens comme dans l’autre, c’est certainement surestimer les aspects et les conséquences de l’œuvre accomplie.

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Un Bonaparte à l'Elysée... | Commentaires : 3

C’est la IIe République qui, en France, invente le président de la République. Il sera désigné au suffrage universel. Le 10 décembre 1848, Louis Napoléon Bonaparte est élu à une écrasante majorité. Quatre ans plus tard, il rétablira l’Empire !

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Les demi-mondaines | Commentaires : 3

C’est sous le second Empire que les courtisanes de haute volée connaissent leur âge d’or. Elles font valser les fortunes et jouent parfois un rôle politique.

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Napoléon III se veut l’empereur des ouvriers | Commentaires : 2

La France du second Empire s’industrialise, mais la misère du monde ouvrier continue, malgré les efforts de quelques patrons et les mesures prises par l’Empereur des Français. A cette époque, les grands courants de pensée socialiste apparaissent et, à Londres, est fondée la Ière Internationale. Napoléon III, qui n’est pas étranger aux thèses sociales, « vire à gauche ».

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L’exposition de 1867 célèbre l’Empire | Commentaires : 1

Toute l’Europe, couronnée ou non, se précipite à Paris pour cette exposition universelle, découvrir les dernières nouveautés technologiques et s’amuser.

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Les débuts du Figaro

Héritier d’une feuille satirique de 1826, le quotidien parisien est né en 1854. Villemessant, son patron, y traitait de sujets légers ou sérieux, comme du canal de Suez.

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La censure s’exerce sur la presse, Flaubert, Hugo et les autres | Commentaires : 3

Sous Napoléon III, les journaux d’opposition n’existent pas, mais l’impertinence et l’esprit critique se cultivent à l’abri des petites feuilles. Et la censure s’exerce à l’encontre des écrivains de renom : Hugo, les Goncourt, Flaubert, Baudelaire… des troubles-fête que la morale publique ou religieuse condamne à l’occasion, subissent blâmes et procès. Ce qui n’empêche pas la presse de connaître, durant cette période, une vitalité certaine.

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L’Opéra-Garnier, vitrine du second Empire

Depuis près de deux siècles, depuis la création, par Louis XIV, de l’Académie royale de musique en 1669, l’Opéra ne s’était pas vraiment fixé dans une salle digne du genre. On faisait dans le provisoire, d’un incendie à l’autre.

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Offenbach fait danser un cancan endiablé aux Parisiens

Doué d’un talent et d’une énergie extraordinaires, Jacques Offenbach, « inventeur » de l’opérette, a fait chanter, danser ou siffloter le Tout-Paris de Napoléon III, du prince à l’ouvrière, de la bourgeoise à la cocotte.

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L’Empire libéral | Commentaires : 1

Loin d’être le triomphe longtemps différé de l’orléanisme, comme l’ont soutenu certains politologues, Maurice Duverger entre autres, l’Empire libéral de 1870 fut la résurrection du régime étrange que la France avait adopté en 1815, sous l’inspiration de Benjamin Constant. Son but n’était pas d’instaurer un gouvernement parlementaire, mais un gouvernement représentatif, fondé sur l’idée que le remède au despotisme ne passait pas par le transfert du pouvoir d’un monarque à un parlement – qui pouvait être tout aussi dangereux qu’une aristocratie pour les libertés individuelles – mais supposait la division de ce pouvoir. L’exécutif devait rester indépendant et les chambres librement élues, mais elles devaient se limiter à un rôle législatif, en imposant « des principes et non des ministres » à l’exécutif.

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Mouvements populaires, assassins et escrocs au temps des crinolines | Commentaires : 1

Au temps des crinolines, mouvements de rue, manifestations, grèves secouent l’Empire qui réplique par la force. Plus anecdotique et toujours très spectaculaire, le crime crapuleux ou passionnel joue à guichets fermés. Et les journaux abondent de faits divers relatant des meurtres tous plus horribles les uns que les autres…

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Scalpel au poing, les chirurgiens officient

La liste, prestigieuse, des médecins et chirurgiens de l’époque ne doit pas faire illusion sur leurs méthodes. Certes, ils sont de plus en plus audacieux, inventent de nouvelles techniques, mais se heurtent toujours, sans remède apparent, à deux obstacles majeurs : la douleur et l’infection.

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La belle époque du capitalisme | Commentaires : 1

Le capitalisme vit sa belle époque. Les dynasties d’affaires et les nouveaux venus de la banque, de l’industrie ou du commerce, brassent de l’énergie, des idées et beaucoup d’argent. Les grands magasins apparaissent, Havas et Reuter créent des agences, les banquiers font de la Bourse un haut lieu de la finance.

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1870 : l'année maudite | Commentaires : 2

Au début de 1870, après plus de vingt et un ans de pouvoir et dix-sept ans de règne, le régime impérial paraissait sinon contesté du moins ébranlé. Napoléon III lui-même n'avait que 62 ans, mais il était prématurément vieilli ; depuis plusieurs années il souffrait d'un calcul de la vessie (on parlait à cette époque de maladie de la pierre) ; des crises infectieuses répétées provoquaient des douleurs très vives qui le laissaient abattu. Tous les traitements avaient été inefficaces. Seule une opération aurait pu le soulager. Mais les risques étaient énormes et l'Empereur, qui avait vu mourir à la suite d'une intervention son ministre le maréchal Niel, avait refusé cette solution.

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